DÉPASSER LA CONFUSION : Passer de la culpabilité à l’estime de soi

 "L'Homme mérite qu'il se soucie de lui-même car il porte dans son âme les germes de son devenir"
Carl Gustav Jung   

Avez-vous remarqué que beaucoup de pratiques qui visent à renforcer la pensée et l’action positives (du moment qu’elles ne sont pas transformées en gadgets par l’entreprise), sont souvent mises à mal, dénigrées et taxées de naïveté de type « le monde de Bisounours » ?

Pour introduire ce propos, nous pourrions parler des travaux de Jung sur la théorie de la personnalité et le concept central du « soi », profond moteur du comportement humain et promoteur de la recherche de l’intégrité.

 Avec la peur, la culpabilité constitue les fondements du mal-être

Nous vous invitons plutôt à pratiquer un petit exercice.

Comptez le nombre de fois dans votre journée où vous prononcez ces mots : « je dois », « il faut ». Anodin ? Pas si tant que cela.

Et si on corsait un peu le jeu ?
Maintenant que vous avez repéré ces formules couramment employées (difficile de lutter…), chaque fois que vous prononcerez ces mots, posez-vous la question « en quoi le faut-il » ? 

L’idée est de repérer si la pensée qui vous anime ou l’action (ou réaction) que vous vous apprêtez à mettre en œuvre est bien reliée à votre intention profonde, et est alignée avec votre libre arbitre.

Ou s’agit-il plutôt d’un héritage, d’une leçon reçue par le passé d’enfant, d’élève, d’étudiant, de « subordonné.e » ?

Si ce questionnement interpelle, c’est qu’il touche du doigt l’un des nombreux comportements qui échappent au prisme de notre conscience : la culpabilité.
Cette puissante mécanique psychique, qui entrave notre action, notre pensée, dans l’entreprise comme dans notre sphère privée.

Avec la peur, la culpabilité constitue les fondements du mal-être.

S’en libérer, c’est faire un pas de géant vers l’aptitude à donner une réponse authentique, à être responsable. C’est ouvrir la porte au bien-être et de l’estime de soi.

Quelle vision portons-nous sur nous-mêmes ?

Alors comment se libérer de ce réflexe ?

En créant nos propres outils.
En expérimentant l'analyse de ce qui nous a été transmis en héritage, à l’école, dans notre foyer.

En faisant de la quête de responsabilité un pilier de gouvernance de nos vies professionnelles et personnelles.
Et surtout en dépassant cet héritage très puissant qui consiste à confondre la personne et son comportement ; qui consiste à pointer d’abord ce qui ne va pas.

Penser le bien serait-il mal ? Serait-ce une perte de temps et d’énergie ?
Quelle vision portons-nous sur nous-mêmes ?
Avez-vous remarqué qu’il existe beaucoup plus de mots qui tendent à sanctionner qu’à valoriser, que ce soit au sein des écoles qu’au sein des entreprises.

 De la confusion à la valorisation, il n’y a qu’un pas

Dépasser cette confusion, c’est s’offrir une fantastique autorisation de mettre en pratique différentes approches dites « positives », comme l’Appreciative Inquiry, méthode créée par le Professeur David Cooperrider (Dr. en psychologie des organisations) qui part du postulat que chaque entreprise et chaque personne a quelque chose qui fonctionne bien, qui lui donne vie, efficacité et lui assure des succès.

Et si au lieu de chercher à améliorer ce qui ne va pas/jamais, vous vous concentriez sur ce qui vous donne vie ? Sur ce qui assure vos succès ?
Connaissez-vous votre propre mode d’emploi « de machine à reproduire des succès ? »

Autre technique simple et très efficace, notamment en résolution de conflits professionnels comme personnels : la communication non violente, qui consiste à partir du « je » pour partager sa lecture des choses et des ressentis et amener l’autre à prendre conscience de son impact (direct ou indirect) sur vous. La communication non-violente sort notre interlocuteur de son mode défensif et l’implique dans la part de responsabilité qui est la sienne. Cela permet de récolter des fruits inestimables dans nos relations et dans le succès de nos projets.

Les héritages ont la vie dure, alors quittons les à l’usure.
De la confusion à la valorisation, il n’y a qu’un pas : celui que vous décidez de faire, seul.e ou accompagné.e.

Claire Couroyer - Magali Cattan-Rochat

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