VIS MA VIE DE COACH - Episode 5/5 "Servant Coach, Servant Leader"

SERVANT COACH, SERVANT LEADER - Episode 5/5

Nous voici donc dans le 5ème et dernier épisode de la mini-série que j'ai lancée il y a 5 semaines déjà, à l'occasion de mes 10 ans de certification, pour partager quelques situations marquantes qui ont émaillé mon expérience de Coach professionnelle. Au cas où vous les auriez ratés, vous pouvez retrouver les 4 premiers épisodes dans notre Journal.

Ce que vous avez lu ici, n'est bien sûr qu'un petit aperçu de ce que nous pouvons vivre professionnellement, car le devoir de confidentialité nous oblige.

Dans cet épisode, je livre une part intime de qui je suis et qui permet d'expliquer mon empreinte et attitude de Coach, ma vision du Monde et la relation à l'autre.

Servant Coach, Servant Leader

Parler de Servant Coach, implique d'être très consciente de mon individuation, c'est-à-dire « le processus par lequel un être devient un individu psychologique, c’est-à-dire une unité autonome et indivisible, une totalité ». C. G. Jung (Ma vie, p. 457).

Il s'agit du chemin de la conscience et de la liberté, c'est l'exigence se faisant valoir à l'Homme, lorsqu'il a établi sa place dans le monde : celle d'être vraiment lui-même, être ce qu'il est, tout ce qu'il est, et seulement ce qu'il est. C'est aussi une façon de reconnaître l'inconscient et de « faire avec », et le fait que nous sommes des êtres humains comme les autres, avec nos défauts et nos qualités. Nous ne sommes ni des gourous, ni des sauveurs ; du moins celles et ceux qui exercent sérieusement ce métier.

Cela nécessite aussi d'être au clair sur ses valeurs, et je partage les résultats synthétiques de mon évaluation approfondie (personal value assessment).
Je vous permets également de découvrir les vôtres, sous une forme plus synthétique et qui vous aidera à comprendre mon schéma ci-dessous, en répondant à ce questionnaire gratuit (si vous comprenez l'anglais).

Richard Barrett est un enseignant britannique qui a développé un modèle structurant et structuré sur l'évaluation des valeurs, et le décalage pouvant exister entre les valeurs d'une Organisation et celles de ses collaborateurs. Cela génère de l'entropie : c'est-à-dire un processus de désengagement et dégradation de l'énergie. Vaste sujet par les temps qui courent. Et pour celles et ceux qui souhaitent le découvrir, je vous recommande vivement un de ses ouvrages qui m'a passionnée "L'entreprise inspirée par les valeurs" (éditions Deboeck).

Que disent donc mes résultats ?

Je n'ai pas refait mon évaluation depuis 2018 et il se peut bien qu'elle ait très légèrement évolué, notamment sur la dimension de vouloir faire la différence dans le Monde (comme le petit colibri), mais ce n'est qu'une hypothèse et la représentation de 2018 reste conforme à mon intérieur. Je précise qu'il ne s'agit pas de mon tube digestif :-))

Mes résultats sont matérialisés par les points bleus à droite de l'image ; et je n'ai pas de point blanc, ce qui veut dire que je n'ai pas de valeur limitante. D'un point de vue globale, mes valeurs se situent dans les strates du haut, c'est-à-dire celles de la Transformation et du Bien Commun. J'ai suffisamment nourri mes besoins primaires pour m'en détacher, et ai donc la capacité d'être pleinement tournée vers des besoins de croissance et vers ceux des autres.

J'ai aussi la grande chance d'avoir reçu beaucoup d'amour et d'affection dans mon enfance (et continue d'en recevoir) pour ne pas être en recherche permanente de reconnaissance (même si elle fait du bien à tout le monde), et encore moins en recherche d'existence. Ce n'est hélas pas le cas de beaucoup de mes coachés qui, du fait de ce manque, sont parfois coincés dans des schémas complexes, professionnellement comme personnellement.

Ce détachement du primaire corrobore mon chemin d'individuation d'une part, et explique pourquoi j'aime accompagner les transformations d'autre part, qu'elles soient individuelles, collectives ou organisationnelles.

Le plus important pour moi est de donner du sens (ou de comprendre le sens de ce qui m'est demandé). Et quand je ne comprends pas, je ne sais pas faire ; je bloque. Ce sens est construit avec un ensemble de principes moraux qui sont importants à mes yeux, que ce soit dans la façon dont je traite les autres, comme dans la façon dont je souhaite être traitée.

"c'est avoir tort que d'avoir raison trop tôt".

Cela explique pourquoi j'ai arrêté de travailler avec certains clients, et aussi pourquoi certaines Organisations ne feront jamais appel à moi ; nous ne sommes pas compatibles. Et quand on est Servant Coach, on ne cherche pas à plaire à tout le monde.

Mes valeurs montrent que j'aime :
- vivre avec passion et optimisme,
- démontrer de la considération dans mes relations, et que cela contribue à construire la confiance avec mes coachés,
- passer du temps de qualité sur mes activités personnelles, ce qui me rend très sélective car j'ai la conscience que notre temps est précieux,
- travailler avec engagement une fois que j'ai accepté ; je ne fais pas les choses à moitié,
- l'exigence.

Le rapport dit aussi que je sais affronter mes peurs et sais en parler même quand les choses peuvent être difficiles. Cela fait aussi partie du travail personnel que tout Coach professionnel se doit d'accomplir. Le rapport dit enfin, et je résume, que ma force maîtresse est de voir des possibilités là où d'autres ne peuvent pas les voir ; en d'autres termes, cela s'appelle la vision. J'ai mis du temps à assumer ce talent. Qui plus est, dans une société française où parler de ses forces est limite indécent. Eh bien aujourd'hui, je l'assume !

En Coaching, comme dans le Conseil, cela m'aide énormément d'avoir cette vision et ces capteurs sensoriels car je gagne du temps pour moi et fais économiser de l'argent à mes clients. Certains de mes amis m'appellent avec humour "la profileuse". Ca peut aussi être lourd à porter lorsque je n'arrive pas à faire éviter les difficultés à un client qui est dans le déni, ou lorsque je n'arrive pas à trouver le chemin pour qu'il/elle comprenne.

Marguerite Yourcenar disait "c'est avoir tort que d'avoir raison trop tôt".

Etre un Coach professionnel au service de la réussite des autres implique :
- d'avoir une éthique personnelle et de ne pas s'en éloigner,
- de rester centrée sur les objectifs de son client,
- de savoir comment l'accompagner à créer de la valeur pour lui/elle et non pour nous,
- d'arriver à inspirer son client quand il est "déprimé" ou quand il passe une mauvaise phase,
- d'être dans une démarche continue de développement personnel et d'apprentissage permanent, pour soi et pour les autres.

Ce qui me fait vibrer en coaching, c'est d'aller à la rencontre de l'autre, cet.te inconnu.e que nous ne connaissons pas encore et qui s'excuse souvent de venir avec ses paquets.

Chaque rencontre est unique et l'écoute est capitale, tant notre coaché.e nous livre des trésors sans s'en apercevoir. Ecouter, c'est déjà se mettre au service de l'autre, car ces trésors sont tous ses paquets que nous ouvrirons les uns après les autres, pour l'aider à s'en affranchir et à recomposer le sac à dos ou à mains qu'il/elle assumera de porter, librement.

Ce qui me frustre parfois, c'est de voir quand l'autre a besoin d'être accompagné.e, mais refuse de faire le pas ou ne peut pas le faire, car empêtré.e dans ses peurs (les valeurs limitantes), ou encore parce que ce pas est devenu trop difficile pour lui/elle avec le temps, au point qu'il/elle renonce à sa liberté. C'est notre part d'impuissance et nous n'y pouvons rien, car seul.e l'autre peut et aucun Coach ne peut agir à la place de son client.

POURQUOI parler d'IKIGAI ?

IKIGAÏ est un mot japonais et pour eux, c'est un concept central de la culture et aussi un art de vivre. L'équivalent en français se rapprocherait de la raison d'être, la joie de vivre en plus. L'Ikigaï est à la fois l'atteinte d'une forme d'idéal de vie, et en même temps, une boussole intérieure qui nous guide en permanence pour nous permettre d'évoluer avec sérénité.

 

Ce que j'aime faire, ma vocation : faire grandir quand c'est compliqué, faire de l'empowerment dans un but précis et rendre mes clients fiers d'elles-mêmes/d'eux-mêmes.

Ce dont le monde a besoin, ma mission : développer la conscience humaine et la pensée critique pour poser des actes plus responsables qui dépassent son périmètre d'individualisme.

Ce pour quoi je suis payée, ma profession : accompagner de façon éclairée sur la base de mes compétences et aboutir à un résultat mesurable, préalablement défini avec mon client.

Ce pour quoi je suis douée : ma passion : j'exerce un métier qui me permet de mobiliser l'ensemble de mes plaisirs de faire (talents ADNiques), à savoir : créativité, pragmatisme, transmission, réalisation d'objectifs, vision, management, valorisation des intelligences des autres et détection des signaux faibles. Le tout au service de votre performance.

 

Conclusion

Alors dire que je suis Coach professionnelle, c'est parler uniquement d'une de mes casquettes professionnelles, mais elle est importante car ce métier a profondément et durablement transformé la personne que je suis devenue et qui continue d'évoluer. Et dans le cadre des relations avec les personnes qui travaillent à mes côtés dans l'Ecosystème de Trans-Humans©, j'essaie autant que possible d'avoir cette congruence, car je suis une seule et même personne, imparfaite à souhait.

Merci, à vous qui avez pris le temps de lire ces quelques épisodes, de m'avoir donné envie de partager cette tranche de vie.

Claire Couroyer

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