Le processus pour obtenir ces 4h d’accompagnement consiste à ce que lui et moi fassions une demande étayée à sa RH. Ce que nous faisons chacun de notre côté de façon transparente.
1 mois plus tard et sans aucune réponse à nos demandes respectives, le manager nous relance, et nous relançons à notre tour la RH pour un échange rapide qui finit par avoir lieu, et qui se conclut par son engagement à revenir rapidement vers nous.
15 jours se passent. L’eau coule toujours, et le manager aussi. Nous finissons par recevoir un mail nous indiquant que les 4h de coaching nécessitent l’aval du N+1 du manager.
Un nouveau mois s’écoule, et nous obtenons enfin l’accord du N+1. Entre temps, le manager se sent plus stressé et inconfortable que jamais, s’épuise devant son syndrome de l’imposteur, et les équipes sont déstabilisées.
Après l’accord, viennent les modalités administratives et contractuelles pour la mise en œuvre. Entre temps, le manager a fait un break qui lui a apporté un peu de respiration. Mais à son retour, le rythme repart de plus belle, et les rouages contractuels de l’entreprise s’enlisent laissant le manager comme résigné dans un tourbillon intérieur qui affecte sa santé mentale et physique.
Ce que nous retenons de cette histoire c’est que pour obtenir 4h de coaching, le manager, la RH, le N+1 et nous-mêmes, y avons passé au moins 2h chacun (a minima), alors que rien n’a toujours été mis en œuvre.
Le manager continue à avancer seul dans ses difficultés qui affectent aussi sa performance et potentiellement celle de toute son équipe.
Le coût global est édifiant si l’on additionne nos temps passés, les salaires de chacun, largement supérieurs au temps d’accompagnement demandé et à son investissement.
Nous sommes dans le paradoxe d’une entreprise qui veut aller vite, qui veut que ses managers agissent vite, mais dont sa propre vitesse est décorrélée avec l’enjeu et le risque humain.
Pourquoi vous partager cette histoire ?
Parce qu’elle est loin d’être un épiphénomène dans les entreprises, à l'heure où les coûts des souffrances psychologiques au travail ont dépassé cette année ceux liés aux troubles physiques.
Comment le système peut-il s’ajuster pour être au même niveau de vitesse dans ses décisions et actions, que le niveau de vitesse exigé à ses managers pour performer ?
Cette situation invite les entreprises à prendre conscience de la contradiction entre la lenteur de leur système et la rapidité attendue sur les résultats, car une réponse mal adaptée ou trop tardive, peut aggraver une situation déjà critique. Et la répétition de ces situations et/ou des réponses inadaptées peut engendrer une crise de la fonction managériale lorsque celle-ci n’est pas suffisamment accompagnée, entendue, reconnue dans son exigence.
C’est pour cela que chez TRANS-HUMANS ©, nous aidons à repenser les rôles & responsabilités en adéquation avec les systèmes managériaux et de décision à l’ère moderne.
C’est pour cela que chez HOLO TERRA?, nous aidons à travailler sur les niveaux de conscience, de confiance, de développement de l’empathie, de consolidation professionnelle, d’aptitudes de l’Être pour mieux assumer son rôle et ses responsabilités dans l'adversité.
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