Développer la culture du REX

Comme nous le savons tous, REX est l'abréviation de Retour d'EXpérience, une méthodologie simple et puissante car elle peut impacter positivement une culture d'entreprise, à condition qu'elle soit très bien préparée et bien conduite.

 Rendre l'Organisation toute entière plus apprenante et vertueuse

  • Pourquoi parler "d'outil culturel" ?
    Parce que les Organisations, comme les Managers devraient s'intéresser à améliorer leur capacité apprenante, et cela aurait au moins 4 bénéfices :
    • éviter de reproduire les mêmes erreurs au fil des années, et donc perdre de la crédibilité aux yeux des collaborateurs,
    • adopter une culture de l'amélioration continue et animer les meilleures pratiques,
    • favoriser une approche non sanctionnante de l'erreur, génératrice d'intelligence collective et de coopération, car c'est un exercice qui se conduit en groupe ou en équipe(s),
    • développer le sentiment d'humilité chez les "managers-sachants".

  • Rappelons, comme son nom l'indique, les principes du REX :
    • tirer des enseignements des erreurs, dysfonctionnements, ou crises afin d’éviter leur répétition. Et c'est ici que je rajouterai qu'un REX a aussi au moins autant d'utilité pour des missions réussies, car cela permet de potentiellement reproduire les succès et d'augmenter le plaisir de travailler ensemble.
    • valoriser les idées des autres, des idées innovantes ou une expérience différentiante d'une gestion (projet ou autre),
    • partager les informations utiles aux autres pour rendre l'Organisation toute entière plus apprenante et vertueuse.

La préparation du REX passe par une bonne connaissance de ce dont on parle et oblige à distinguer chaque activité propre.

Une fois bien préparée, la réunion du REX se conduit principalement avec les parties prenantes, en se focalisant sur le QUOI, et non sur le "qui", ce qui nécessite un excellent cadrage, et la volonté de faire grandir les équipes.

Une réflexion collective sur les pratiques

Pourquoi se focaliser sur le QUOI ?
Parce que c'est l'objet qui compte, et non le sujet, qui vient après. On évite ainsi les approches de bouc-émissaire, trop répandues dans les Organisations françaises. En projetant le QUOI, l'acceptation de la critique et de la nécessité d'amélioration est plus facile.

Quand on se concentre sur le QUI, on met directement l'individu en cause, ce qui est violent et ne peut que développer les tensions entre les personnes. Et dès lors qu'il y a tension, l'écoute et la bienveillance baissent significativement, car c'est Brutus qui prend les commandes.

Un REX bien cadré garantit une réflexion collective sur les pratiques, une analyse approfondie et l'identification claire de ce qu'il faudrait faire la prochaine fois, donc la mise en oeuvre des actions correctives. C'est pour cela que dans la plupart des cas, un REX bien conduit aboutit à une évolution des process organisationnels (fonctionnement, interactions, décisions, communication, etc).

Lorsque toutes les étapes du REX ont été abordées, et pour que cela ne reste pas juste un "joli moment de partage", on récapitule les actions correctives de façon très pragmatique sur un tableau qui liste les améliorations à apporter, qui en est responsable et la date qui les rendra opérationnelles. A défaut, c'est du bavardage.

Et c'est ainsi, entre autres méthodes, que l'on peut rendre toute une Organisation apprenante. Lorsque ces approches sont systématiques, elles créent de la systémie et permettent d'opérer de véritables changements culturels, avec des impacts dans tout l'écosystème de l'entreprise.

Et votre Organisation, est-elle apprenante  ?

Claire Couroyer

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